Réticence alimentaire et risque de malnutrition chez les personnes âgées

Pour limiter les risques de malnutrition, il parait important de limiter la réticence alimentaire des plus âgés comme l’a démontré une étude française.

La réticence alimentaire chez les personnes âgées augmente le risque de malnutrition voire dénutrition

Une étude menée par des chercheurs d’Angers, Nantes et Dijon montre que plus les personnes âgées deviennent sélectives dans leurs choix alimentaires, plus elles risquent d’être dénutries. Les auteurs remarquent aussi que la réticence alimentaire augmente en parallèle de la dépendance. Toutefois, les problèmes de déglutition et de mastication ont un impact plus fort d’engendrer des malnutritions que la réticence alimentaire.

Offre alimentaire adaptée aux personnes âgées

Plat reconstitué

Cette étude conforte l’idée de l’importance d’une offre alimentaire en adéquation avec les préférences des personnes âgées. Offre qui doit aussi tenir compte de leur capacités de mastication et déglutition pour limiter les risques de malnutrition.

Source : « Food pickiness in the elderly: relationship with dependency and malnutrition » / Maître I. et al. in Food Quality and Preference (2013)/vitagora

A propos de l'auteur :
Isabelle MISCHLER est Dr ès-sciences en nutrition. Lauréate de l’Académie de Médecine, elle est spécialisée sur les thématiques de la nutrition des personnes âgées et de la nutrition sportive. Isabelle MISCHLER est également formatrice référencée PNNS.
Mon site Web . +Isabelle MISCHLER . @Isabelle MISCHLER

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